Cadre de concertation du 1ier trimestre 2008 de la MAS

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2008

La Maison des Associations de lutte contre le Sida (MAS) a tenue le Samedi 1er Mars 2008 à son siège, une rencontre de concertation avec ses principaux partenaires. Cette séance de travail a été présidée par la première responsable de la Maison, Christine KAFANDO, du coordonnateur le Dr Germain TRAORE et de plusieurs membres des différentes associations de la région des Hauts Bassins et des Cascades.

Mieux comprendre le fonctionnement des structures de ses partenaires. Tel était l’objectif de ce rendez-vous qui a connu la participation du SP/CNLS-IST, du CMLS Santé du PAMAC (Projet d’Appui au Monde Associatif et Communautaire) et des comités provinciaux de lutte contre le sida du Houet et du Kénédougou. Plusieurs interventions ont ponctué cette rencontre. C’est d’abord la présidente de la MAS qui a souhaité la bienvenue au nom de tous à la délégation venue de Ouagadougou. Celle-ci était composée des Docteurs Robert Kazal du CMLS Santé, Nabintou BENON du SP/CNLS représentant le Fonds Mondial et de Marcel Lougué, chargé des programmes du PAMAC. Elle a ensuite présenté l’ordre du jour qui comportait trois interventions :

1) Présentation du Fonds Mondial par le SP/CNLS en tant que bénéficiaire principal

2) Présentation du Fonds Mondial par le PAMAC en tant que bénéficiaire secondaire

3) Présentation de la CORAB

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Photo de famille des participants

Prenant la parole au nom du SP/CNLS, le Docteur Nabintou BENON a félicité la MAS pour cette initiative qui permettra aux associations de mieux connaître le fonctionnement du Fonds Mondial.

  

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Dr. Nabintou BENON présentant ici le Fond Mondial

Dans son intervention, nous retiendrons que le Fonds Mondial (FM) s’inscrit dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le Développement C’est un mécanisme de financement de la lutte contre VIH/SIDA, TB, Paludisme. Il a été lancé en 2001 sous formes de cycles ou rounds. Le Burkina a bénéficié des Round 2 VIH, Round 2 Paludisme, Round 4 Tuberculose, Round 6 VIH, et Round 7 Paludisme. La gestion du Fonds est assurée par le CCM (Country, Coordination Mécanisme) qui a son tour confie la mise en œuvre des requêtes à un ou Plusieurs Récipiendaire Principal (aux). Ce dernier est chargé de la gestion et de l’exécution du programme financé par le Fonds Mondial. La Coordination du Projet Fond Mondial (CPFM) travaille en collaboration avec des structures désignées comme Récipiendaires Secondaires :

- CMLS/Santé qui assure la prise en charge médicale par les ARV
- PAMAC : qui assure la prise encharge communautaire VIH/Tuberculose et paludisme
- DSF:Prévention de la Transmission Mère Enfant
- CMLS/MASSN : prise en charge spécifique OEV et groupes vulnérables
- Programme National Tuberculose : Prise encharge de la Tuberculose
- Programme National de Lutte contre le Paludisme : Prise encharge du paludisme

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Dr. Marcel LOUGUE a apporté plus d’éclaircissements sur la gestion du fond par le PAMAC

Quant au Dr Marcel LOUGUE, chargé des programmes au Programme d’appui au Monde Communautaire (PAMAC), il a fait une brève présentation de sa structure. Il dira que le PAMAC est un programme conjoint commun multi donateur mis en place par le PNUD à la demande du SP/CNLS en Mars 2003. Il est placé sous la tutelle institutionnelle du SP/CNLS qui est le président du comité de pilotage du programme. Il a pour rôle d’assurer la coordination, le renforcement des capacités techniques et la mobilisation de ressources en faveur des ONG/Associations investies dans la lutte contre le SIDA et la TB et le paludisme. Il a aussi éclairé la lanterne des différents mouvements associatifs sur les modalités d’accès aux ressources du Fonds Mondial à travers le PAMAC ainsi que les critères de sélection des structures de mise en œuvre.

La dernière communication de la rencontre a été celle de la Présidente régionale de la Coalition des Réseaux et Associations Burkinabé de lutte contre le Sida et la promotion de la santé (CORAB), Madame Madina TRAORE. Dans son intervention, madame Traoré a rappelé le contexte dans lequel est née la coalition. Selon elle, compte tenu du caractère pluridisciplinaire et des enjeux actuels de la lutte contre le VIH / SIDA, les réseaux et associations ont besoin d’améliorer leur collaboration pour faire face aux aspects techniques, éthiques, administratifs et politiques de la lutte contre la pandémie. C’est ce qui a prévalu à la naissance de cette jeune structure le 13 décembre à Ouahigouya.  La CORAB se compose de 13 bureaux régionaux de 3 membres chacun et d’un bureau Exécutif National composé comme suit :

- Présidente : Mme Martine SOMDA de REVS+
- 1er vice président : Mr Bagnomboé BATIONO du RAJS
- 2ème vice président : Mr Emmanuel Kaboré de SOS SIDA

Les principaux défis qu’elle entend relever sont :

- Assurer l’unité de représentativité ainsi que le leadership du monde communautaire dans les instances décisionnelles comme le CNLS.
- Assurer le plaidoyer pour une gratuité des ARV et des examens de suivi biologique, tout en prenant acte de la baisse du prix à 1500 F CFA par mois.
- Assurer le plaidoyer pour l’allégement des procédures et des mécanismes de financement comme l’utilisation du PAMAC en tant que bras financier de la CORAB.
- Œuvrer pour la mise en place d’un programme de renforcement des capacités des associations et promouvoir des projets fédérateurs.
- Renforcer le plaidoyer pour l’appui organisationnel aux structures communautaires.

Elle a ensuite rappelé les critères d’adhésion et la composition du dossier :

- Une demande manuscrite
- Une copie des statuts, du règlement intérieur et du récépissé de reconnaissance
- Une fiche d’engagement à respecter les statuts et règlement intérieur de la Coalition
- Le paiement des frais d’adhésion ( 5 000 F) et de la cotisation annuelle (2500 F)

Ces différentes communications ont été suivies de débats très enrichissants.

Ce cadre de concertation très apprécié par les différentes associations, a permis aux uns et aux autres de comprendre le fonctionnement des structures partenaires, particulièrement le Fonds Mondial.

Auteur : Yaya Dembo TAMBOURA

Équipe de rédaction : Bado BAZOMBIE, Robert KAMBOU, Malick CISSE, Yada D TAMBOURA

Voeux de la Présidente

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

Au seuil du nouvel an, la Présidente du Comité de Gestion de la MAS présente ses vœux les meilleurs à tous et à toutes. Que 2008 nous apporte Santé, Paix, bonheur et succès dans nos entreprises.

Auteur : Christine KAFANDO
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

Coup d’oeil sur le rapport ONUSIDA 2007

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

L’épidémie marque le pas

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, Onusida publie son rapport annuel sur l’ampleur de l’épidémie avec des chiffres en baisse résultant essentiellement d’une nouvelle méthode de calcul. Si le sida semble stagner, il n’en demeure pas moins l’une des causes principales de décès dans le monde.

Une meilleure collecte des informations

En 2006, Onusida estimait à 40 millions le nombre de personnes porteuses du VIH dans le monde. Pour l’année 2007, l’organisation revoit ses estimations à la baisse : 33,2 millions. Ce chiffre reflète les nouvelles méthodes d’estimation utilisées offrant des données plus précises qui ont d’ailleurs donné lieu à d’importantes révisions des estimations antérieures.

70% de la différence entre les estimations 2006 et 2007 proviennent de corrections effectuées dans six pays : l’Angola, l’Inde, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria et le Zimbabwe. En Inde, par exemple, grâce à de nouvelles méthodes de collecte d’informations, le nombre de personnes affectées par le virus initialement évalué à 5,7 millions a été revu fortement à la baisse : 2,5 millions. « Ces statistiques améliorées nous offrent une vision plus claire de l’épidémie en en révélant à la fois les défis et les opportunités », explique le directeur exécutif d’Onusida Peter Piot.

La prévalence mondiale se stabilise…

Malgré des chiffres difficiles à comparer, Onusida estime que le pourcentage de personnes infectées dans le monde se stabilise, en partie grâce à la prévention. « Indubitablement, nous commençons à avoir un retour sur investissement, estime Peter Piot. Les nouvelles infections et la mortalité déclinent et la prévalence du VIH se stabilise. Mais avec plus de 6800 nouvelles infections et plus de 5700 morts chaque jour, nous devons accroître nos efforts afin de réduire de manière significative l’impact du sida dans le monde.»

Mais le nombre de malades reste en hausse

Si le pourcentage de malades stagne, le nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde ne cesse de s’accroître : une conséquence de la survenue continuelle de nouvelles infections à VIH, associée à des temps de survie prolongés, dans une population générale en perpétuelle croissance.

Le sida demeure par ailleurs l’une des causes principales de décès dans le monde. En Afrique subsaharienne, où quelque 22,5 millions d’habitants sont touchés, il représente la première cause de décès. Malgré une nette diminution depuis 2001, Onusida estime à 1,7 million le nombre de nouvelles infections sur le continent. Huit pays de la région représentent désormais près du tiers de toutes les nouvelles infections à VIH et de tous les décès dus au sida dans le monde.

En Asie, l’évolution de la maladie est contrastée. Ainsi, une baisse des nouvelles infections au VIH a pu être constatée en Asie du Sud et du Sud-Est, notamment au Cambodge, en Birmanie et en Thaïlande. Mais ce n’est pas le cas de tous les pays. Au Vietnam, par exemple, le nombre de malades a plus que doublé entre 2000 et 2005. Et l’Indonésie connaît, cette année encore, le plus fort taux de croissance de l’épidémie.

En Europe, c’est en France et au Royaume Uni que l’épidémie demeure la plus importante : ces deux pays représentaient 54% des nouvelles infections en Europe durant l’année 2006. En France, 6300 cas ont ainsi été déclarés l’an dernier, contre 7000 en 2004 et 6700 en 2005. La majorité concerne des hommes (66%). Les rapports hétérosexuels représentent 42% des découvertes de séropositivité et concernent pour moitié des personnes d’Afrique sub-saharienne. Cinq millions de personnes vivant en France ont fait un test de dépistage l’an dernier. Malgré cela, le Conseil national du sida (CNS) estime que 18 000 à 61 000 personnes ignorent être porteuses du virus.

Sources: Rapport ONUSIDA 2007
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

RECITAL: Le regard

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

Père, tu t’en es allé impuissant!

Mère, tu lui as aussitôt emboîté le pas

Tous, vous êtes partis à jamais,

Emportés par le mal du siècle: le SIDA

Du jour au lendemain, me voilà orphelin;

Orphelin de parents certes,

Mais surtout orphelin du monde,

Orphelin de l’humanité dis-je!

En effet, on me regarde,

Toi, tu me regardes; lui aussi il me regarde;

Tous vous me regardez;

Orphelin je le suis sans l’avoir souhaité

Abandonné, fui comme la peste,

Transpercé par des regards incandescents,

Je ne comprends plus; on me regarde

Pourquoi ma vie s’assombrit-elle?

Oui, elle est déjà très sombre

Frères et sœurs, femmes, hommes de ce monde

Pour moi: un peu de pain, beaucoup de soins et infiniment d’amour;

Car c’est cela aujourd’hui mon unique vœux;

Pour vivre un peu et mourir sous peu

Au lieu de me regarder

Non ne me regardez pas comme cela.

 

Auteur : KY Karim, Association Humanisme Action Espoir (HAES)
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

Focus sur L’ONG Responsabilité Espoir Vie Solidarité (REVS+)

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

S’il y’a un sigle, un nom que le public bobolais ressort spontanément lorsqu’on parle d’association de lutte contre le sida, c’est bien REVS+. « Celle qui se trouve à la trypano » ajoutera-t-on. REVS+ est en effet la doyenne des associations de lutte contre le sida de Bobo-Dioulasso, voire du Burkina. L’ONG vient de fêter ses 10 ans de combat placée sous le thème: « Contribution de l’ONG REVS+ dans la réponse Burkinabé au VIH : bilan de 10 ans d’intervention et perspectives. » Nous vous invitons à redécouvrir cette ONG qui, comme son nom l’indique a su redonner de l’espoir à plein de burkinabé.

A l’occasion de ce 10ème anniversaire, nous avons rencontré les premiers responsables de l’ONG dont la présidente fondatrice Madame Martine SOMDA. Elle nous retrace ici l’historique de sa structure. En introduction, Madame Somda nous a confié: « En 1993, lorsque nous avons entrepris les réflexions sur la création de l’association, c’était pratiquement un défi pour nous. A cette époque on ne parlait pas encore de traitement. Nous avions pour ambition d’assister ne serait ce que moralement les personnes touchées par la maladie, lutter contre le rejet et la stigmatisation. D’une dizaine de membres à la création, l’ONG compte à ce jour 2195 membre (95% de PVVIH) et plus de 1000 orphelins et enfants vulnérables. Comme vous le verrez au cours de l’entretien, nous pensons avoir atteint nos objectifs »

L’ONG qui est basée au secteur N° 2 de Bobo-Dioulasso, dans l’enceinte de la Direction Régionale de la Santé des Hauts Bassins a pour objectif général « d’améliorer les conditions de vie des PVVIH et de leurs familles à travers la prise en charge communautaire.»

De façon spécifique REVS+ poursuit cinq objectifs qui sont:

1- La promotion des questions d’ordre juridique
2- La prise en charge globale des personnes vivant avec VIH/SIDA
3- La réduction de l’infection à travers les séances de prévention
4- L’élargissement du partenariat local, national et international
5- Le développement des programmes spécifiques au profit des femmes séropositives, des enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA et autres groupes vulnérables

Du statut d’association, REVS+ est passé à celui d’ONG en 2005 et compte quatre antennes à Diébougou, Dano, Houndé et Solenzo. Elle est dirigée par un conseil d’administration de 19 membres et un bureau exécutif national de 6 membres. Le personnel comprend 17 conseillers et 16 salariés dont 2 médecins, 3 infirmières et 5 Agents Itinérant de Santé (AIS).

La commémoration du 10ème anniversaire a été l’occasion de jeter un regard rétrospectif sur le parcours de l’ONG. Ce bilan, plus que positif dénote du dynamisme de la structure. En effet, durant dix ans de combat, les résultats de REVS+ se sont fait sentir dans tous les domaines :

- Au plan du renforcement des mesures de prévention, L’ONG a pu réaliser 754 animations qui ont permis de toucher 54610 personnes, distribuer 86168 préservatifs et 510600 supports de sensibilisation. 5061 personnes ont été également dépistées.

- Au titre du renforcement de l’accès aux soins et de la prise en charge médicale et communautaire des PVVIH, REVS+ assure une prise en charge communautaire de 2921 PVVIH et un traitement antiretroviral à 540 personnes.

- Quant’au renforcement de la protection et du soutien aux PVVIH et personnes affectées par le VIH/SIDA et autres groupes spécifiques, 693 OEV bénéficient du soutien de l’ONG ainsi que 163 PVVIH pour qui REVS+ a mis en place des activités génératrices de revenus. A ce niveau également, 20 PVVIH victimes de stigmatisation et de discrimination ont bénéficié d’une assistance juridique.

Comme on peut si attendre pour une structure aussi ambitieuse que REVS+, les difficultés ne manquent pas et constituent les défis à relever, il s’agit entre autres de l’insuffisance en ressources humaines permanentes, l’insuffisance de formation au niveau du personnel des antennes délocalisées, l’insuffisance en matériel d’animation et de secrétariat, le manque de local adapté pour les réunions et le stockage des vivres et bien évidemment l’insuffisance et l’irrégularité des financements qui compromettent les acquis engrangés. « Nous ne nous laisserons pas abattre par ces difficultés », affirme Mme Somda, « quoiqu’il advienne nous continuerons le combat. Un proverbe de chez nous dit que lorsqu’il n’y’ a plus de place où tomber, on n’a pas le droit de trébucher, nos ambitions pour les jours à venir sont: la capitalisation et le renforcement des acquis, l’acquisition d’un terrain et la construction du siège de l’ONG, l’ouverture de la maison d’aide à l’observance avec le soutien du PAMAC, l’accréditation du Centre Médical de REVS+ et sa prise en compte dans la pyramide sanitaire » a-telle conclu. Tous nos encouragements et notre soutien accompagnent REVS+ dans sa quête du bien être pour les PVVIH.

Auteur : Bazombié BADO

Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

REVS+ fête ses 10 ans

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

Du 25 au 27 octobre, l’ONG Responsabilité Espoir Vie Solidarité (REVS+) a fêté ses 10 ans d’existence dans la cité de SYA. Pour marquer cet important événement les responsables de l’ONG ont conçut un programme reparti sur trois jours.

Cette commémoration a été Placé sous le très haut parrainage de Madame Chantal COMPAORE, représenté par madame Priscille Zongo épouse du premier ministre. La première journée a été marquée par la cérémonie d’ouverture qui a débuté dans les environs de 10heures. Au cours de cette cérémonie d’ouverture, des discours ont été prononcé dont celui du Maire de Dô (arrondissement abritant le siège de REVS+), de la Présidente de REVS+, de la chef d’antenne Régionale de SP/ CNLS, du Haut Commissaire de la province du Houet, Président du Comité provincial de lutte contre le VIH/sida.

Toutes ces autorités dans leurs discours ont loué le courage, l’abnégation au travail, la réussite des activités sur le terrain de l’ONG.

Il faut aussi souligner que cette cérémonie d’ouverture a été animé par une prestigieuse troupe : « La Source », qui a tenu le public en haleine sur les modes de transmission du VIH.

La cérémonie a pris fin par une visite guidée des stands et des locaux de l’ONG. Ces stands ont été occupés et animés par REVS+ et ses partenaires comme la Maison des Associations de lutte contre le Sida (MAS), l’association Sidakataa, l’Association, Espoir pour Demain (AED), l’Association pour le Bien être de la Femme (ABF), l’association des Tradithérapeutes du Houet (ATTPH), etc.  En vue de renforcer la prévention au sein de la population jeune, une campagne de dépistage volontaire et gratuit a été organisée.

 

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Aperçu des invités à la cérémonie d’ouverture

Les activités commémoratives des 10 ans de Revs+ se sont poursuivies le vendredi 26 par la rencontre avec les partenaires de UNITERRA/CECI.

Commencée le jeudi 25 octobre 2007, les festivités des 10 ans d’existence de REVS+ ont connu leur apothéose au ciné SAYON le samedi 27 avec la cérémonie de clôture. Diverses personnalités étaient présentes parmi lesquelles la Représentante de la marraine, Madame Priscille Zongo épouse du premier ministre, le Secrétaire Permanent du Conseil National de lutte contre le Sida et les IST ( SP/CNLS), les autorités de la Banque internationale du Burkina, sponsor officiel du 10è anniversaire, le Maire de Bobo, la représentante du Bureau Régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’ouest et du centre.

Prenant la parole, toutes ces autorités ont salué les efforts et les réalisations de REVS+ qui ont contribué à réduire la prévalence du VIH de 7,17% en 1997 à 2,7% en 2007 au Burkina Faso. Ils ont exprimé leur ferme volonté d’oeuvrer aux côtés de l’ONG pour le renforcement de la lutte contre le sida.

Pour REVS+, tous ces acquis sont au compte du monde communautaire, c’est pourquoi elle tient à remercier la forte mobilisation de ses sœurs qui sont venues la soutenir, aussi bien celles de Ouagadougou, de Ouahigouya que de Bobo-Dioulasso, Diébougou, Houndé, Solenzo et Dano.

Un cérémonial symbolique d’engagement de 100 jeunes à protéger leur entourage contre le VIH par l’abstinence, la fidélité, la capote et la sensibilisation. Un sketch des OEV de REVS+ sur leur difficile insertion scolaire. Des prestations d’artistes ont ponctué la cérémonie.

La Marraine et sa suite se sont rendus au siège de REVS+ pour une visite guidée des stands et des locaux.

Une soirée de bienfaisance en faveur des OEV a eu lieu à l’hôtel Ran/Somketa sous le patronage de la marraine. Ainsi prenaient fin les festivités commémoratives des 10 ans de travail de REVS+.

Auteur : Robert KAMBOU
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

 

 

Les Associations de lutte contre le sida plus déterminées dans les Hauts Bassins

Article paru dans le journal de la MAS, édition spéciale du 1ier Décembre 2007

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays, a célébré le 1er Décembre dernier, la Journée Mondiale de lutte contre le Sida. Placée sous le thème « Leadership, Stop Sida, tenons nos promesses », la cérémonie nationale s’est déroulée à Manga, chef lieu de la Région de Centre Sud.

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Une vue des marcheurs

Dans les Hauts-Bassins, c’est la ville de Bobo-Dioulasso qui a accueilli la manifestation. Maître d’orchestre de cette manifestation, la Maison des Associations de lutte contre le Sida (MAS) n’a pas failli à sa tradition. En effet, en collaboration avec l’antenne régionale du SP/CNLS, l’Alliance Chrétienne pour la Coopération et le Développement Économique et Social (ACCEDES) et le Léo Club Bobo-Térya, elle a organisé une cérémonie digne de ce nom.  Outre la Direction Régionale de la Santé des Hauts-Bassins qui s’est fortement impliquée, on a noté une grande mobilisation sociale. C’est le cas de l’ACCEDES (Alliance Chrétienne pour la Coopération Économique et le Développement Social) qui n’a pas marchandé sa participation. En effet, cette structure a  mis à la disposition de la MAS  des tee-shirts et des pagnes. Elle s’est aussi investie physiquement et financièrement dans l’organisation de la manifestation.

Les Comités d’entreprises (BRAKINA, SOFITEX, CITEC, SITARAIL) les établissements secondaires, les différentes associations membres de la MAS et les autorités politiques, administratives, religieuses et coutumières ont apporté chacun leur touche à la cérémonie.

Ainsi, ce 1er décembre 2007 dès 7h 00, la place Tiéfo Amoro, (Gare Sitarail) lieu de ralliement est prise d’assaut par les différents acteurs de la lutte contre la pandémie du siècle pour une marche en direction du Gouvernorat pour le cérémonial commémoratif. Au rythme de la fanfare de la 2ème région militaire, les marcheurs ont parcouru environ 3 Km pour se rendre au Gouvernorat des Hauts Bassins où les attendaient les 1ers responsables de la région. Élèves, étudiants, travailleurs des secteurs publics et privés, commerçants, organisations coutumières et religieuses étaient de la partie.

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La tribune officielle des participants à la cérémonie officielle. En 1er plan et de gauche à droite: Le gouverneur de la région, la chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST, le Maire de la commune, la présidente du comité de gestion de la MAS

    

La cérémonie

Trois allocutions ont ponctué cette manifestation : Celle de la présidente du comité de gestion de la Maison des Associations de lutte contre le Sida, du parrain et du gouverneur.

C’est d’abord Christine KAFANDO, présidente du comité de gestion de la MAS qui a ouvert la série. Elle a retracé l’historique du VIH dans notre pays.

Ainsi, des 26 cas connus en 1986 à nos jours, le sida a énormément fait des victimes et continuera malheureusement d’en faire tant que l’organisation pour la prévention et la prise en charge n’est pas parfaite.

Elle ajoutera que la séroprévalence qui était de 7,17% en 1997 a connu une baisse notable en fin 2006 ; soit 2% (statistiques officielles). Cela grâce à la grande mobilisation des populations, à l’implication des responsables, leaders coutumiers et religieux et surtout à l’engagement des autorités administratives et politiques.

La détermination du président du Faso, Blaise COMPAORE, président du Conseil National de lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLSIST) en est une preuve.

La présidente de la MAS a aussi évoqué le problème du traitement. A ce niveau, elle dira que beaucoup de malades continuent de mourir dans le silence faute de traitement.

Pour terminer, Christine KAFANDO, affirmera que ce silence qui ne dit pas son nom, revêt le plus souvent le visage de la stigmatisation et de la discrimination.

Porte parole des infectées et affectées par le VIH au Burkina Faso, elle a lancé un cri de cœur depuis la cité de Sya en ce 1er décembre 2007 et à l’occasion de cette journée mondiale de lutte contre le sida et qui a pour thème « leadership, stop sida, tenons nos promesses ».

Il faut rappeler que cette manifestation a été financée par SIDACTION/Mairie de Paris.

Elle a terminé ses propos par des remerciements à l’endroit des partenaires de la MAS à savoir, le SP/CNLS-IST, la DRS des Hauts Bassins, le PAMAC, SIDACTION/Mairie de Paris, le PADS, le CECI/UNITERRA.

Quant au parrain, El Hadj Salia SANOU, maire de la commune de Bobo-Dioulasso, après un bref arrêt sur la maladie, a salué la mobilisation des citoyens, qui selon lui est un signe fort.

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Discours du Maire de la commune, parrain de la cérémonie
 

Avant de clore ses propos, le maire de Bobo a lancé également un appel à l’endroit des hautes autorités ainsi qu’aux bonnes volontés pour que l’anti-rétroviraux (ARV) soient accessibles à tous. Il est à précisé que le parrain était le chef de file de la marche.

Intervenant à son tour, le Gouverneur de la région, Bébriga Mathieu OUEDRAOGO a salué le dynamisme des associations de la place qui combattent sans relâche le VIHSIDA. La lutte contre ce fléau est une action de longue haleine ; c’est pourquoi le Gouverneur appellera l’engagement de tous afin que le sida soit étouffé.

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Discours du Gouverneur de la région des Hauts Bassins, président de la cérémonie

Le mémorandum

Ce document est un cri de cœur à l’endroit des gouvernants afin de rendre accessible les ARV pour tous.

Le mémorandum contient également le bilan de lutte contre la pathologie au niveau de la région des Hauts-Bassins.

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, a été l’occasion pour l’ensemble des acteurs de faire un arrêt sur les actions afin de repartir sur de nouvelles bases.

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Remise du mémorandum au Gouverneur de la région par le Maire de la commune de Bobo-Dioulasso et la présidente du comité de gestion de la MAS

Recevant le mémorandum des associations de lutte contre le sida, le premier responsable de la région a dit qu’il sera transmis à qui de droit.

  

La MAS reconnaissante

Des personnes qui se sont distinguées par leur engagement contre le VIH sida ont reçu des attestations de mérite, sont de ceux-là : Dr Mété BONKOUNGOU, Directeur Régional de la Santé des Hauts Bassins, Dr Adrien SAWADOGO, médecin chef de l’hôpital du jour de Bobo-Dioulasso, Dr TARPAGA, Mme SIDIBE/LAROU Suzanne Chef de l’Antenne Régionale SP/CNLS-IST, M. Robert SANOU, coordonnateur d’ACCEDES, M. Abou TRAORE, préfet de Padéma, M. Hady Mamadou SISSOKO, président de l’Association Djiguitougou de Bobo-Dioulasso (ADB), M. Yaya TAMBOURA, journaliste Santé RTB/Ouest, M. Modibo ZOURE, DG de SOCOGEB, M. Aboubakar SEY à la SOFITEX.

Rappelons que la MAS, bien avant le 1er décembre a organisé une série d’activités dont des émissions et jeux radiophoniques à Radio Bobo et Horizon FM.

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M. Robert SANOU, M. Abou TRAORZE et Mme SIDIBE/LAROU Suzanne recevant leurs distinctions »

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Le Gouverneur de la région remettant leurs attestations de reconnaissance à: M. Robert SANOU, CISSOKO Hady

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Dr DRABO représentant le DRS des Hauts-Bassins, Dr SAWADOGO Adrien, médecin chef de l’Hôpital du Jour, Dr TARPAGA, Yaya TAMBOURA de la RTB/Ouest, etc, attendant de recevoir leurs distinctions
 

Les expositions

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Exposition des produits traditionnels contre les infections opportunistes (Associations des Tradi-Thérapeutes du Houet: ATTPH)

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Exposition de lait de soja et de produits d’hygiène (Association Espoir pour Demain: AED)

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Exposition de produits de prévention Association Yêrêlon de Bobo

 

Les Animations

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Le public a été fidèle au rendez-vous culturel à la MAS de 18 heures à 22 heures

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Des artistes talentueux comme Big De Sal, Arias et autres étaient de la partie

 

 

Le Repas Communautaire

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Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

À la découverte du préservatif

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

Historique :

Du boyau de mouton au préservatif en polyuréthane, remontons un peu le temps…

- 3000 ans avant Jésus-Christ : Les soldats égyptiens se protégeaient déjà des maladies vénériennes en utilisant des boyaux de mouton.

- 1500 ans avant Jésus-Christ : Le roi de Crète Minos aurait utilisé un sachet en vessie de chèvre pour rejoindre l’une de ses conquêtes.

- 100-200 apr. J.-C. : Des scènes de peintures rupestres des grottes de Combarelles (France) constituent les premières traces témoignant de l’utilisation de préservatifs en Europe.

- 10e siècle : L’ancêtre du préservatif apparait en Asie (papier de soie huilé chez les Chinois et accessoire en écailles de tortue chez les Japonais).

- 16e siècle : Il apparait en Europe pour protéger les soldats napolitains du « mal français » et les Français pour lutter contre le « mal napolitain » (la syphilis). Gabriel Fallope, anatomiste italien, préconise le port d’un fourreau d’étoffe fine trempé au préalable dans une décoction d’herbes ou un peu de salive.

- 17e siècle : En France, posséder ou vendre des préservatifs est passible de prison. Mais Louis XIV en utilise, en soie ou en velours, orné d’un petit ruban de couleur pour le maintenir en position lors des ébats. L’invention du préservatif remonterait d’ailleurs à ce siècle et serait attribuée à un certain Docteur Condom, médecin personnel de Charles II d’Angleterre. Il aurait en effet proposé au roi ce moyen de protection (qu’on aurait alors appelé de son nom) pour lui éviter de nombreux enfants illégitimes…

- 18e siècle : Le préservatif, fabriqué à partir de boyaux d’animaux, gagne en notoriété et devient l’accessoire à la mode pour les libertins; le célèbre séducteur Casanova, qui en est un utilisateur régulier, lui attribue alors le nom de « redingote anglaise ». La littérature de l’époque indique que les propriétés contraceptives (et non pas seulement prophylactiques) du préservatif ont déjà été établies. A partir de 1766, de nombreuses boutiques diffusent des informations et des prospectus à ce sujet.

- 19e siècle : Le processus révolutionnaire de vulcanisation du caoutchouc, inventé par Goodyear et Hancock en 1839, permet de produire en masse ce « vêtement à usage intime ». Le premier préservatif fabriqué en latex liquide fait quant à lui son apparition vers 1880. Ce n’est qu’en 1843 que le préservatif est dépénalisé en France.

- Au début du 20e siècle : Le préservatif adopte un réservoir et se décline en plusieurs couleurs et parfums. Il est garanti cinq ans et se lave après usage.

- Dans les années 20 : Il est de nouveau interdit dans le cadre de la politique nataliste après la première Guerre Mondiale. Il connait en revanche un succès croissant aux Etats-Unis : les GI’s en emportent toujours dans leur paquetage.

- Dans les années 30 : Le latex liquide remplace définitivement le caoutchouc crêpe. Encore aujourd’hui, il est à la base de fabrication des préservatifs.

- Depuis les années 60 : La révolution sexuelle redonne au préservatif ses lettres de noblesse, bien qu’il soit concurrencé par la pilule contraceptive, il permet de se protéger contre les MST et notamment le SIDA qui apparait dans les années 80. L’interdiction de toute publicité en faveur du préservatif est maintenue jusqu’en 1987. Depuis, toute publicité destinée au grand public doit être soumise à l’obtention d’un visa de la part de l’Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, au même titre qu’un médicament.

- 1990 : Les nouvelles technologies permettent une amélioration considérable du préservatif et la production de modèles beaucoup plus sophistiqués que ceux que connaissaient nos ancêtres. La dernière nouveauté est l’AVANTI de DUREX, fabriqué à partir d’un type de polyuréthane unique, le DURON, qui, est deux fois plus résistant que le latex, et permet d’obtenir un film plus fin afin d’augmenter les sensations.

Aujourd’hui : Le préservatif est le seul et unique moyen de protection efficace pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles et tout particulièrement contre le sida. Il est en vente libre partout et même sur Internet !

Sources: www.préservatif-masculin.com


Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

Bon à savoir : Le Ruban rouge

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

Le ruban rouge est un symbole international que l’on accroche sur ses vêtements pour afficher sa solidarité vis-à-vis des victimes du VIH et du sida.

Créé à l’initiative du Visual Aids Artists Caucus (un groupe d’artistes américains) et de Franck Moore (peintre vivant à New York), le ruban rouge voit le jour en 1991 avec l’idée que l’on pourrait le porter près du cœur pour symboliser la solidarité avec les personnes touchées par le VIH et celles décédées du sida.

L’origine du ruban rouge vient du ruban jaune, que certaines familles de soldats américains accrochent aux portes de leur maison, comme symbole de l’espoir de voir retourner sain et sauf leurs proches.

En France, la taille du ruban à progressivement diminué, pour ne devenir plus qu’un simple pin’s.

Le Kiosque infos sida toxicomanie a décidé de le transformer en lui donnant une forme de cœur. Ce changement veut rappeler l’importance de la lutte contre l’épidémie de sida. En effet, celle-ci ne fléchit pas, car les traitements arrivés sur le marché depuis 1998 ne font que ralentir l’évolution du virus, la recherche n’ayant trouvé à l’heure actuelle aucun vaccin, tandis que de plus en plus de personnes atteintes par le VIH sont victimes de discriminations.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_rouge

Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

Focus sur l’Association Espoir pour Demain (AED)

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

L’Association Espoir Pour Demain fait partie des 11 associations de prise en charge que compte la ville de Bobo-Dioulasso. Elle est spécialisée dans la Prévention de la Transmission Mère Enfant (PTME) et la prise en charge des enfants infectés par le VIH/SIDA. Nous vous invitons à la découvrir.

Pour en savoir plus sur cette association, nous avons rencontré l’équipe dirigeante représentée par Monsieur Jacques SANOGO, secrétaire général. Selon Monsieur Sanogo, AED est née d’un constat : « En effet dit il, à l’hôpital de Bobo-Dioulasso il existait depuis 1998 une permanence médicosociale en direction des personnes infectées par le VIH/SIDA. A cette époque les conseillères des associations qui y intervenaient recevaient régulièrement des personnes et des couples séropositifs dont les enfants étaient eux aussi parfois infectés. Ces enfants séropositifs étaient immédiatement référés au service de Pédiatrie pour un suivi médical où la prise en charge de l’enfant infecté par le VIH n’était pas encore développée. La plus part d’entre eux succombaient devant l’impuissance des parents et du personnel soignant.

Ce constat, est valable pour la maternité, où le problème de la prise en charge post natal se posait avec acuité. Ces femmes n’ayant pas les moyens de procurer à leurs enfants du lait artificiel, les exposaient à la contamination. C’est dans ce contexte, poursuit il qu’est née en janvier 2003 l’Association Espoir pour Demain afin de pallier à cette insuffisance à travers le suivi et la mise en place d’une unité d’accueil /conseil au sein de la Maternité, de la Pédiatrie, de la Médecine générale (Hôpital de jour actuel) et de la SMI de la Caisse».

L’Association Espoir Pour demain qui a pour objectif général l’amélioration des conditions de vie de la femme enceinte séropositive, du couple mère enfant et de l’enfant infecté par le VIH est située au secteur N° 5 de Bobo-Dioulasso coté Ouest de l’Ecole Nouvelle en face du jardin Zodia porte N°171. Elle est présidée par Mme Christine KAFANDO.

Elle compte à ce jour 550 adhérents dont 95 % sont des femmes, 432 enfants suivis avec 178 infectés et 95 sous ARV, Selon son secrétaire général, AED mène plusieurs activités parmi lesquelles ont peut citer :

- L’accompagnement psychosocial et soutien économique des femmes: Formation des mères au développement et à la gestion des AGR, organisation de groupes d’auto support etc.

- Le parrainage thérapeutique et/ou social des enfants : 33 enfants parrainés au niveau thérapeutique et 24 au niveau social.

- A titre d’exemple, nous dit Monsieur Sanogo, de Juin 2003 à Décembre 2006, AED a suivi en tout 136 femmes enceintes séropositives dont 55 de la grossesse au sevrage de leurs enfants avec tout l’accompagnement psychosocial, nutritionnel et médical. Sur ces 55, 27 enfants ont été dépistés séronégatifs, 11 n’ont pas encore atteint 18 mois, âge auquel le dépistage peut être pratiqué chez les enfants dans notre contexte, les autres n’ont pas encore fait leurs tests de dépistage.

Les difficultés sont nombreuses, reconnaît Jacques Sanogo. « En effet, nous sommes confrontés à une demande de plus en plus croissante alors que les ressources sont limitées au niveau humain, financier et matériel. D’autre part, la gestion de la séropositivité de l’enfant pose problème dans notre contexte culturel pour ne citer que celles là. Nous avons néanmoins foi en l’avenir, les quelques résultats que nous avons eu nous confortent dans cette position.»

Comme perspectives, AED compte :

- Favoriser l’éducation thérapeutique des parents en charge des enfants sous ARV (club d’observance) afin d’améliorer le suivi de l’enfant.

- Organiser des groupes de parole et des clubs d’observance pour les adolescents sous ARV.

- Mettre en place un appui psychologique en faveur des enfants et des mères.

- Organiser des actions éducatives pour les jeunes déscolarisés.

- Acquérir un patrimoine immobilier (terrain, bâtiment etc., pour une autonomie durable).

- Créer un jardin d’enfants au sein de l’association, afin de favoriser l’éveil psychomoteur des enfants.

- Acquérir un minibus pour le transport des enfants et Renforcer les ressources financières et humaines.

Pour notre part, nous saluons le dynamisme et la perspicacité de cette association qui est du reste la pionnière dans la Prévention de la Transmission Mère Enfant du VIH à Bobo-Dioulasso.

Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

 

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