Archive pour la Catégorie '2007 Journal 1ier trim.'

À la découverte du préservatif

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

Historique :

Du boyau de mouton au préservatif en polyuréthane, remontons un peu le temps…

- 3000 ans avant Jésus-Christ : Les soldats égyptiens se protégeaient déjà des maladies vénériennes en utilisant des boyaux de mouton.

- 1500 ans avant Jésus-Christ : Le roi de Crète Minos aurait utilisé un sachet en vessie de chèvre pour rejoindre l’une de ses conquêtes.

- 100-200 apr. J.-C. : Des scènes de peintures rupestres des grottes de Combarelles (France) constituent les premières traces témoignant de l’utilisation de préservatifs en Europe.

- 10e siècle : L’ancêtre du préservatif apparait en Asie (papier de soie huilé chez les Chinois et accessoire en écailles de tortue chez les Japonais).

- 16e siècle : Il apparait en Europe pour protéger les soldats napolitains du « mal français » et les Français pour lutter contre le « mal napolitain » (la syphilis). Gabriel Fallope, anatomiste italien, préconise le port d’un fourreau d’étoffe fine trempé au préalable dans une décoction d’herbes ou un peu de salive.

- 17e siècle : En France, posséder ou vendre des préservatifs est passible de prison. Mais Louis XIV en utilise, en soie ou en velours, orné d’un petit ruban de couleur pour le maintenir en position lors des ébats. L’invention du préservatif remonterait d’ailleurs à ce siècle et serait attribuée à un certain Docteur Condom, médecin personnel de Charles II d’Angleterre. Il aurait en effet proposé au roi ce moyen de protection (qu’on aurait alors appelé de son nom) pour lui éviter de nombreux enfants illégitimes…

- 18e siècle : Le préservatif, fabriqué à partir de boyaux d’animaux, gagne en notoriété et devient l’accessoire à la mode pour les libertins; le célèbre séducteur Casanova, qui en est un utilisateur régulier, lui attribue alors le nom de « redingote anglaise ». La littérature de l’époque indique que les propriétés contraceptives (et non pas seulement prophylactiques) du préservatif ont déjà été établies. A partir de 1766, de nombreuses boutiques diffusent des informations et des prospectus à ce sujet.

- 19e siècle : Le processus révolutionnaire de vulcanisation du caoutchouc, inventé par Goodyear et Hancock en 1839, permet de produire en masse ce « vêtement à usage intime ». Le premier préservatif fabriqué en latex liquide fait quant à lui son apparition vers 1880. Ce n’est qu’en 1843 que le préservatif est dépénalisé en France.

- Au début du 20e siècle : Le préservatif adopte un réservoir et se décline en plusieurs couleurs et parfums. Il est garanti cinq ans et se lave après usage.

- Dans les années 20 : Il est de nouveau interdit dans le cadre de la politique nataliste après la première Guerre Mondiale. Il connait en revanche un succès croissant aux Etats-Unis : les GI’s en emportent toujours dans leur paquetage.

- Dans les années 30 : Le latex liquide remplace définitivement le caoutchouc crêpe. Encore aujourd’hui, il est à la base de fabrication des préservatifs.

- Depuis les années 60 : La révolution sexuelle redonne au préservatif ses lettres de noblesse, bien qu’il soit concurrencé par la pilule contraceptive, il permet de se protéger contre les MST et notamment le SIDA qui apparait dans les années 80. L’interdiction de toute publicité en faveur du préservatif est maintenue jusqu’en 1987. Depuis, toute publicité destinée au grand public doit être soumise à l’obtention d’un visa de la part de l’Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, au même titre qu’un médicament.

- 1990 : Les nouvelles technologies permettent une amélioration considérable du préservatif et la production de modèles beaucoup plus sophistiqués que ceux que connaissaient nos ancêtres. La dernière nouveauté est l’AVANTI de DUREX, fabriqué à partir d’un type de polyuréthane unique, le DURON, qui, est deux fois plus résistant que le latex, et permet d’obtenir un film plus fin afin d’augmenter les sensations.

Aujourd’hui : Le préservatif est le seul et unique moyen de protection efficace pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles et tout particulièrement contre le sida. Il est en vente libre partout et même sur Internet !

Sources: www.préservatif-masculin.com


Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

Bon à savoir : Le Ruban rouge

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

Le ruban rouge est un symbole international que l’on accroche sur ses vêtements pour afficher sa solidarité vis-à-vis des victimes du VIH et du sida.

Créé à l’initiative du Visual Aids Artists Caucus (un groupe d’artistes américains) et de Franck Moore (peintre vivant à New York), le ruban rouge voit le jour en 1991 avec l’idée que l’on pourrait le porter près du cœur pour symboliser la solidarité avec les personnes touchées par le VIH et celles décédées du sida.

L’origine du ruban rouge vient du ruban jaune, que certaines familles de soldats américains accrochent aux portes de leur maison, comme symbole de l’espoir de voir retourner sain et sauf leurs proches.

En France, la taille du ruban à progressivement diminué, pour ne devenir plus qu’un simple pin’s.

Le Kiosque infos sida toxicomanie a décidé de le transformer en lui donnant une forme de cœur. Ce changement veut rappeler l’importance de la lutte contre l’épidémie de sida. En effet, celle-ci ne fléchit pas, car les traitements arrivés sur le marché depuis 1998 ne font que ralentir l’évolution du virus, la recherche n’ayant trouvé à l’heure actuelle aucun vaccin, tandis que de plus en plus de personnes atteintes par le VIH sont victimes de discriminations.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_rouge

Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

Focus sur l’Association Espoir pour Demain (AED)

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

L’Association Espoir Pour Demain fait partie des 11 associations de prise en charge que compte la ville de Bobo-Dioulasso. Elle est spécialisée dans la Prévention de la Transmission Mère Enfant (PTME) et la prise en charge des enfants infectés par le VIH/SIDA. Nous vous invitons à la découvrir.

Pour en savoir plus sur cette association, nous avons rencontré l’équipe dirigeante représentée par Monsieur Jacques SANOGO, secrétaire général. Selon Monsieur Sanogo, AED est née d’un constat : « En effet dit il, à l’hôpital de Bobo-Dioulasso il existait depuis 1998 une permanence médicosociale en direction des personnes infectées par le VIH/SIDA. A cette époque les conseillères des associations qui y intervenaient recevaient régulièrement des personnes et des couples séropositifs dont les enfants étaient eux aussi parfois infectés. Ces enfants séropositifs étaient immédiatement référés au service de Pédiatrie pour un suivi médical où la prise en charge de l’enfant infecté par le VIH n’était pas encore développée. La plus part d’entre eux succombaient devant l’impuissance des parents et du personnel soignant.

Ce constat, est valable pour la maternité, où le problème de la prise en charge post natal se posait avec acuité. Ces femmes n’ayant pas les moyens de procurer à leurs enfants du lait artificiel, les exposaient à la contamination. C’est dans ce contexte, poursuit il qu’est née en janvier 2003 l’Association Espoir pour Demain afin de pallier à cette insuffisance à travers le suivi et la mise en place d’une unité d’accueil /conseil au sein de la Maternité, de la Pédiatrie, de la Médecine générale (Hôpital de jour actuel) et de la SMI de la Caisse».

L’Association Espoir Pour demain qui a pour objectif général l’amélioration des conditions de vie de la femme enceinte séropositive, du couple mère enfant et de l’enfant infecté par le VIH est située au secteur N° 5 de Bobo-Dioulasso coté Ouest de l’Ecole Nouvelle en face du jardin Zodia porte N°171. Elle est présidée par Mme Christine KAFANDO.

Elle compte à ce jour 550 adhérents dont 95 % sont des femmes, 432 enfants suivis avec 178 infectés et 95 sous ARV, Selon son secrétaire général, AED mène plusieurs activités parmi lesquelles ont peut citer :

- L’accompagnement psychosocial et soutien économique des femmes: Formation des mères au développement et à la gestion des AGR, organisation de groupes d’auto support etc.

- Le parrainage thérapeutique et/ou social des enfants : 33 enfants parrainés au niveau thérapeutique et 24 au niveau social.

- A titre d’exemple, nous dit Monsieur Sanogo, de Juin 2003 à Décembre 2006, AED a suivi en tout 136 femmes enceintes séropositives dont 55 de la grossesse au sevrage de leurs enfants avec tout l’accompagnement psychosocial, nutritionnel et médical. Sur ces 55, 27 enfants ont été dépistés séronégatifs, 11 n’ont pas encore atteint 18 mois, âge auquel le dépistage peut être pratiqué chez les enfants dans notre contexte, les autres n’ont pas encore fait leurs tests de dépistage.

Les difficultés sont nombreuses, reconnaît Jacques Sanogo. « En effet, nous sommes confrontés à une demande de plus en plus croissante alors que les ressources sont limitées au niveau humain, financier et matériel. D’autre part, la gestion de la séropositivité de l’enfant pose problème dans notre contexte culturel pour ne citer que celles là. Nous avons néanmoins foi en l’avenir, les quelques résultats que nous avons eu nous confortent dans cette position.»

Comme perspectives, AED compte :

- Favoriser l’éducation thérapeutique des parents en charge des enfants sous ARV (club d’observance) afin d’améliorer le suivi de l’enfant.

- Organiser des groupes de parole et des clubs d’observance pour les adolescents sous ARV.

- Mettre en place un appui psychologique en faveur des enfants et des mères.

- Organiser des actions éducatives pour les jeunes déscolarisés.

- Acquérir un patrimoine immobilier (terrain, bâtiment etc., pour une autonomie durable).

- Créer un jardin d’enfants au sein de l’association, afin de favoriser l’éveil psychomoteur des enfants.

- Acquérir un minibus pour le transport des enfants et Renforcer les ressources financières et humaines.

Pour notre part, nous saluons le dynamisme et la perspicacité de cette association qui est du reste la pionnière dans la Prévention de la Transmission Mère Enfant du VIH à Bobo-Dioulasso.

Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

 

Journées portes ouvertes de la MAS

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2007

Du 7 au 14 mars 2007, la Maison des Associations de lutte contre le Sida de Bobo-Dioulasso était à l’honneur. En effet, elle a ouvert ses portes au grand public de la région des Haut Bassins, histoire de se faire connaître.  Premières du genre, ces journées portes ouvertes ont eu lieu grâce au concours de Sidaction et de la Mairie de Paris.

Plusieurs manifestations étaient au programme:

1) Une campagne de dépistage gratuite durant la semaine dans les centres de dépistage du CADI et de Espoir et Vie. Au total, 400 personnes ont été dépistées.

2) Une émission radio suivie de jeu radiophonique sur les antennes de la RTB Ouest. Cette émission avait pour but de faire connaître la MAS aux auditeurs. Ceux-ci n’ont pas marchandé leur participation. En effet, durant les 60 minutes, 23 appels ont été enregistrés, ce qui dénote de l’importance que la population accorde à la MAS. Les 10 meilleures réponses ont été récompensées par des tee shirts, des préservatifs et autres gadgets.

3) Une exposition de 4 jours sur le site de la journée mondiale de la femme. Au total 454 personnes dont 270 hommes et 184 femmes ont visité le stand de la MAS. Plus de 700 dépliants et affiches de la MAS et des associations membres ont été distribuées.

4) Des projections vidéo suivies de débats tous les soirs dans l’enceinte de la MAS.

5) Une conférence sur la problématique du dépistage familial portant sur le thème: « Famille, dépistez vous » animée par la coordonnatrice du CADI.

La clôture a eu lieu le 14 mars de 15 heures à 20 heures par des expositions des associations membres dans l’enceinte de la MAS suivies d’une grande animation des artistes de SIDA KA Taa et de Djiguitouigou.

Une mention particulière doit être faite aux jeunes acrobates de l’Association Burkinabé de Gymnastique (ABUGYM) qui a émerveillé le public par des prestations de qualité. Cette soirée a connu également la présence de la RTB notre partenaire de tous les jours.

 

bandrolesmassidaction.jpg

Banderoles MAS/SIDACTION

 

lpousedu1erministre.jpg
L’épouse du Premier Ministre visitant le stand de la MAS

  

Équipe de rédaction : Bazombié BADO, Robert KAMBOU, Thiombiano BOUREIMA

 




Association Saint James de ... |
Association El Anouar |
AUTOUR DU CENTRE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | countrylover
| choraleharmoniebg
| FCPE EGLY