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Archive mensuelle de octobre 2008

Visite de la Directrice des programmes internationaux de Sidaction à la MAS

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 3ième trimestre 2008

Le 1er Septembre 2008, la MAS a été honorée par la visite de la Directrice des programmes internationaux de Sidaction. Cette visite qui entre dans le cadre d’une tournée de prise de contact de la toute nouvelle directrice des programmes internationaux a permis à Madame Claire MAGONE de découvrir de visu la MAS que sa structure soutien depuis bientôt 3 ans.

Les associations impliquées dans la mise en œuvre du projet Sidaction / Mairie de Paris ont saisi l’opportunité pour faire des doléances en vue d’une reconduction du projet qui devrait prendre fin en 2008, doléances qui ont reçu un écho favorable.

Madame Claire MAGONE a encouragé les associations à persévérer dans la lutte et surtout à innover en matière  de stratégie de prévention.
 

L’Équipe de Rédaction :
M. Bazombié BADO,  M. Robert KAMBOU, M. Malick CISSE, M. Yaya D. TAMBOURA

Focus sur l’association Sidakataa (entrevue)

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 3ième trimestre 2008

Dans le paysage des associations de lutte contre le VIH/SIDA de la région des Hauts Bassins figure une dont le nom dépasse les frontières du pays, voire du continent. Cette association qui fait la fierté de notre pays se trouve parmi les plus anciennes et les plus dynamiques. SIDA KA TAA, puisque c’est d’elle que nous parlons se distingue par son approche assez originale de sensibilisation. En effet, nul n’ignore la place qu’occupe la musique dans la culture africaine. Toujours présente aussi bien dans les événements heureux que malheureux la musique coule dans les veines de tout africain et passe pour être un puissant vecteur de communication. SIDA KA TAA a choisi d’informer et sensibiliser les populations à travers cet outil. C’est pour en savoir plus sur cette association que nous avons approché son président, monsieur Anselme Sanou.

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(Mr Anselme SANOU, Président de SIDA KA TAA )
  

   

Le Journal de la MAS (J. MAS) : Monsieur SANOU, pouvez vous nous présenter brièvement votre structure ?
 

Anselme SANOU (AS) : Permettez moi tout d’abord de vous remercier pour cette occasion que vous m’offrez afin de présenter une fois de plus notre association. SIDA KA TAA qui signifie en langue Dioula « Que le Sida s’en aille » est une association de prévention. Le projet est  née de la rencontre entre le Docteur Robert Cazal Gamelsy, médecin et Alexandre Dayo, musicien Bobolais, qui ont eu l’idée de joindre la science et l’art (à travers un concours de musique) pour lutter contre le VIH. C’est ainsi que la 1ère édition du concours de musique Sida Ka Taa a été organisée en 2000 par le groupe Wountey et la Coordination des Associations de lutte Contre le Sida (CALSI). L’association a été créée en 2001 pour pérenniser le projet SIDA KA TAA. Le principal but de l’association est d’informer les populations, en particulier les jeunes sur le VIH/SIDA et les IST, et de contribuer ainsi à prévenir ces infections. Nous avons choisi la musique comme principal support de notre message parce que la musique est un facteur de rassemblement et de communication permettant de toucher un large public.
 

J.MAS : Quelles sont les activités que vous menées ?
 

AS : Elles sont très variées et vise pour la plupart  à créer des supports d’information et de sensibilisation. Nous pouvons citer : 1) la réalisation de concours de musique : à ce jour SIDA KA TAA a réalisé 3 concours qui ont permis l’éclosion ou la révélation de nombreux talents entre autres Big Désal, Arias, Tonton Cool, Africa Fantastica et bien d’autres. 2) La sensibilisation avec les outils que nous créons (théâtre forum, conte interactif, musique interactive, ciné-débat). 3) La gestion d’une ligne verte. 4) La gestion d’une boutique d’information sur le VIH/SIDA au profit des routiers et voyageurs.
 

J.MAS : Parlant d’outils de sensibilisation, pouvez vous citer quelques uns ?
 

AS : À nos jours SIDA KA TAA met à la disposition des acteurs de lutte contre le VIH trois albums de 33 chansons, deux films « Donidoni Ban Bèla » (nous avons tous un peu de responsabilité) coréalisé avec CINOMAD et « Sida Ti Dambé Ban » (le Sida ne nous enlève pas notre dignité). Nous disposons de cinq pièces théâtrales adaptées par la troupe Sida Ka Taa qui vient d’être créée courant 2007. D’autre part, nous réalisons des contes au profit des tout petits dont les recueils sont disponibles dans notre boutique de sensibilisation sise à la gare routière de Bobo-Dioulasso et au siège de l’association.
 

J.MAS : Comment contacter SIDA KA TAA ?
 

AS : Le siège de SIDA KA TAA est situé au secteur N°8 de Bobo, juste derrière le commissariat de police de l’arrondissement de Do.  Notre contact est BP. 533, Tel : 20 97 37 37 ou 20 97 74 75, Email : sidakataa@yahoo.fr, Site web : www.sidakataa.org.
 

J.MAS : Votre dernier mot
 

AS : Je tiens surtout à remercier tous ceux qui ont soutenu ou  soutiennent SIDA KA TAA dans ses activités, en particulier l’ONG « Pain Pour Le Monde (PPLM) », le Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (CNLS) et bien entendu la MAS.

 

L’Équipe de Rédaction :
M. Bazombié BADO,  M. Robert KAMBOU, M. Malick CISSE, M. Yaya D. TAMBOURA

Cadre de concertation de la MAS (2ème trimestre 2008)

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 3ième trimestre 2008.

Prévue pour se tenir en fin Juin, c’est finalement le 9 Août 2008 qu’a eu lieu la rencontre de concertation du 2ème trimestre de la Maison des associations de lutte contre le Sida de Bobo-Dioulasso (MAS). Elle a connu la participation des plus hautes autorités de la Région de hauts bassins.

Placée sous le signe du renforcement de la collaboration entre les services publics de santé et les organisations à base communautaires dans la lutte contre le VIH/SIDA, la rencontre de concertation du 2ème trimestre de l’année 2008 de la MAS a effectivement eu lieu le Samedi 9 Août dans la salle de réunion de la MAS.

En rappel, la rencontre de concertation est l’un des mécanismes et la principale stratégie que la MAS a mis en œuvre pour susciter et encourager la collaboration et le partage d’expérience entre les associations membres d’une part et avec leurs partenaires techniques et financiers d’autres part.

Septième du genre depuis 2006, la présente rencontre a été présidée par le conseiller technique représentant le Gouverneur de la Région de Hauts Bassins.

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Monsieur le Conseiller Technique du Gouverneur  prononçant son mot d’ouverture

Du coté des partenaires,  on a noté la présence de l’antenne régionale du Secrétariat du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST, la Direction Régionale de la Santé des Hauts bassins, le Comité Provincial de Lutte contre le Sida du Houet, les Districts sanitaires de Do, Dafra, Léna et Karankasso Vigué.

Les associations comme à l’accoutumée n’ont pas marchandé leur participation. Elles ont été massivement représentées. On comptait en effet 60 représentants.

Le représentant du Gouverneur, dans son mot d’ouverture a rappelé la nécessité d’une approche multi sectorielle  et multi dimensionnelle dans la lutte contre cette pandémie; car dit il,  malgré les progrès incontestables enregistrés dans la connaissance et la maîtrise de cette maladie, force est de reconnaître que beaucoup reste à faire en vue d’une part, de consolider les acquis, et d’autres part, d’appuyer le Gouvernement dans sa volonté affichée de rechercher les mécanismes les mieux appropriés en vue de trouver une réponse nationale à cette préoccupante question de façon efficace et durable. Il a félicité la MAS pour avoir eu l’initiative d’organiser pareille rencontre.

Quatre communications ont constitué le clou de la rencontre à savoir :

1) Présentation des objectifs par le conseiller technique de la MAS, le Dr Traoré Germain. En résumé, les rencontres de concertations poursuivent les objectifs suivants : Renforcer la concertation et la collaboration entre d’une part les associations membres et d’autre part entre elles et les autorités administratives ainsi que les partenaires techniques et financiers. Echanger les informations sur les expériences réussies et rechercher des solutions aux difficultés et échecs. Connaître des domaines de collaboration potentielle entre associations et les partenaires.

2) Le bilan des activités de prévention fait par la chargée du programme prévention. Il ressort de ce bilan que environ 16 000 personnes ont été sensibilisées sur le VIH / Sida au cours du premier semestre.

3) Le bilan des activités de prise en charge communautaire. D’après ce bilan, la région des Hauts Bassins comptait au cours du 1er semestre 2008, 25 832 PVVIH (Personnes Vivant avec le VIH) et 18 655 Orphelins et enfants vulnérables (OEV) suivis par 15 associations de prise en charge communautaires. Sur 7091 PVVIH sous ARV (Antirétroviraux) suivis par les associations, 6459 ont bénéficié d’activités de prise en charge communautaire.

4) Le bilan des activités de coordination a été fait par la Chargée des programmes de la MAS.  En terme d’activités de coordination, le COGES a tenue 18 réunions sur 6 prévues, réalisé un atelier de sélection de plans d’action, formé 82 personnes en IEC (Information Éducation Communication) et 50 en rédaction de rapports. L’atelier de sélection des plans d’action a été tenu, mais l’assemblée générale n’a pas pu être réalisée. Deux émissions radiophoniques ont été réalisés et un bulletin de la MAS édité. Toutes les sorties de supervision aussi bien en ville qu’en milieu rural ont été réalisées. Les principales difficultés portent sur le manque de logistique roulante pour les supervisions, l’insuffisance des ressources financières et le retard dans le rendu des rapports d’activités pour certaines associations.

Au plan financier, il est ressorti que les principaux partenaires actuels de la Mas sont SIDACTION, PAMAC et UNITERA pour un montant total de 44 782 534 de Frs CFA. Les fonds propres de la MAS y compris les AGR s’élèvent à un montant de 1 011 750 Frs CFA.

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Vue des participants

Après cette série de présentation, les partenaires techniques que sont les l’antenne régionale du SP/CNLS, les Districts Sanitaires et le CPLS DU Houet ont tour à tour reconnu le mérite de la MAS qui leur permet de façon régulière d’échanger avec le monde communautaire sur les stratégies les meilleures pour une meilleure information des populations.

La dernière intervention de la rencontre a été celle de la présidente régionale de la Coalition des Réseaux et Associations Burkinabé de lutte contre le sida et la promotion de la santé (CORAB). En résumé, nous retiendrons que la CORAB se donne pour mission d’accompagner le Gouvernement et ses partenaires au développement, et d’être une interface entre ceux-ci et les structures communautaires non confessionnelles et religieuses pour l’accès universel à la prévention, aux soins et traitements et à tous autres services en matière de lutte contre le VIH / SIDA et pour la promotion de la santé. Elle est née le 13 Décembre 2007 à Ouahigouya. Elle se compose de 13 bureaux régionaux de 3 membres chacun et d’un bureau Exécutif National de trois personnes qui sont :  La Présidente : Mme Martine SOMDA de REVS+ ; Le 1er  vice président : Mr  Bagnomboé BATIONO de RAJS et le 2ème vice président : Mr Emmanuel Kaboré de SOS SIDA.  Le Bureau régional  des hauts bassins est composé de : La Présidente : Mme Madina TRAORE d’APRODEC; Le 1er  vice président : Mr  Rasmané OUEDRAOGO du centre SAS et la 2ème vice présidente : Mme Mariam SANOU de la MAS.

Pour terminer, Madame Traoré a invité les associations des Hauts Bassins à rejoindre la nouvelle structure pour une meilleure harmonisation des actions et pour une bonne représentativité auprès des pouvoirs publics.

L’Équipe de Rédaction :
M. Bazombié BADO,  M. Robert KAMBOU, M. Malick CISSE, M. Yaya D. TAMBOURA

Visite du docteur Lamine SAKO, coordonnateur ONU/SIDA au Burkina Faso à la MAS

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2008

Le lundi 3 Mars 2008, la MAS a été honorée par la visite du Docteur Lamine SAKO, Coordonnateur de l’ONU / SIDA au Burkina. Cette visite qui entre dans le cadre de la prise de contact avec les Organisations à Base Communautaires (OBC) de la région des Hauts Bassins a permis au Coordonnateur de se rendre compte des réalités que vivent les associations dans les Hauts Bassins. A l’issue des échanges avec le Comité de Gestion, il s’est dit satisfait de découvrir la MAS dont il a tant entendu parler. Dans son intervention, le Docteur SAKO a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les OBC dans leur combat pour le bien être des PVVIH et pour la réduction de la prévalence du VIH.

Après avoir entendu le Coordonnateur de l’ONU/SIDA, le Comité de Gestion à son tour a traduit toute sa satisfaction de recevoir la visite d’une personnalité de telle envergure. Il a ensuite présenté la MAS (ses objectifs, ses activités et perspectives.) Il a insisté sur les difficultés que connaissent les associations, difficultés liées surtout à la rareté et à l’insuffisance des financements.

Prenant acte des doléances du comité de gestion et des associations présentes, le Docteur SAKO promet faire tout ce qui est à son pouvoir pour faire connaître la MAS et ses associations membres aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Il a suggéré à la MAS de lui faire parvenir dans un bref délais une requête pour le renforcement des capacités des intervenants des associations membres, chose qui a été très bien accueillie par le Comité de Gestion.

 Auteur : Bado Bazombié

Équipe de rédaction : Bado BAZOMBIE, Robert KAMBOU, Malick CISSE, Yada D TAMBOURA

Remise de matériel d’animation à quelques associations membres de la MAS

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2008

 Dans le cadre du projet BAD, la MAS a bénéficié d’un lot de matériel composé de 4 téléviseurs, 4 lecteurs DVD/VCD/VHS, 4 groupes électrogènes, des kits d’animation et des fournitures de bureau. Ce matériel a été remis aux associations retenues pour la mise en œuvre dudit projet le 26 Janvier 2008 au cours de la cérémonie de présentation de vœux du nouvel an de la MAS.

 

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En rappel, le projet BAD conduit par le PAMAC a vu jour en 2006 et avait pour objectif d’intensifier les activités de prévention dans les zones frontalières et les axes routiers, ainsi qu’un appui scolaire à 40 OEV des zones sélectionnées. Dans les Hauts Bassins, 10 associations du Tuy et 10 du Kénédougou avaient été retenues pour la mise en œuvre des activités. Malheureusement, seul le volet appui scolaire aux OEV a pu démarré. Les autres activités sont restées sans suite. Le matériel a donc été remis aux associations concernées qui devraient s’organiser pour son utilisation commune. Ainsi donc le Club Jeunesse Solidarité (CJS) de Orodara a reçu le matériel destiné aux associations du Kénédougou et l’Association de lutte Contre le Sida (ASCOSI) de Houndé celui destiné aux associations du Tuy. Nous leur souhaitons bon usage.

Auteur : Bado Bazombié

Équipe de rédaction : Bado BAZOMBIE, Robert KAMBOU, Malick CISSE, Yada D TAMBOURA
 

Focus sur l’association Espoir et Vie (EV)

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2008

(BP: 2404 Bobo-Dioulasso Tél: 20 98 1449 Email: ass_espoiretvie@yahoo.fr)

Située dans l’enceinte de l’ancienne SMI de Koko, Espoir et Vie (EV) fait partie des 12  associations de prise en charge communautaire de la ville de Bobo-Dioulasso. Nous vous  proposons de découvrir cette association qui se bat depuis 1997 pour l’épanouissement des personnes infectées et/ou affectées par le VIH / SIDA. Pour la circonstance, nous avons rencontré la première responsable, Madame Colette Koala.

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Mme. Colette Koala, Président de Espoir et Vie

 

Répondant à nos questions, Madame Colette Koala nous a présenté son association en ces termes : « EV fait partie des toutes premières associations de prise en charge communautaire des personnes vivant avec le VIH de la région des Hauts Bassins. Elle a vu jour en 1996 et reconnue officiellement le 19 Juin 1997. Essentiellement constituée de personnes vivant avec le VIH, elle compte à ce jour 584 membres bénéficiaires régulièrement inscrits, soit 423 femmes et 161 hommes et plus de 1500 bénéficiaires ponctuels. Elle a une file active de 442 personnes dont 219 sont sous traitements ARV. D’autre part, 363 Orphelins et autres enfants vulnérables bénéficient régulièrement du soutien de l’association.

Notre objectif général est de Contribuer à l’amélioration de la prise en charge et des conditions de vie des PVVIH. De façon spécifique nous visons entre autres les objectifs suivants :

- Offrir un cadre de soutien moral et psychologique pour toute personne infectée par le VIH/SIDA.
- Être un cadre pour la mise en valeur et l’affirmation des droits des personnes affectées/infectées par le VIH/SIDA.
- Soutenir et prendre toute initiative allant dans le sens de l’amélioration de la situation psychologique, sociale, médicale des personnes infectées par le VIH/SIDA au BURKINA FASO.
- Assurer le conseil et le dépistage volontaire à toute personne se présentant à Espoir et Vie ».

A l’instar des autres associations de prise en charge, les activités menées au sein de EV sont parmi tant d’autres le soutien psychologique, le soutien alimentaire, le suivi médical, le conseil dépistage, la prévention de proximité etc.

A titre d’exemple, de 2003 à 2006 le bilan des activités de l’association se présente comme suit :

- Soutien en médicaments (plus de 1500 bénéficiaires)
- Soutien alimentaire (395 PVVIH réguliers)
- Soutien aux OEV aux plans scolaires, alimentaires, vestimentaires et juridiques (353)
- 204 séances en Information, Éducation et Communication
- 45 rencontres de Plaidoyer
- 156 Groupe de paroles
- 3125 VAD/VAH
- 72 séances de club d’observance
- 181 séances d’activités d’éveil des enfants
- 45 AGR
- Formation professionnelle pour 27 OEV
- 1565 soutien pour les examens biologiques

 

Auteur : Robert KAMBOU
Équipe de rédaction : Bado BAZOMBIE, Robert KAMBOU, Malick CISSE, Yada D TAMBOURA

Cadre de concertation du 1ier trimestre 2008 de la MAS

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 1ier trimestre 2008

La Maison des Associations de lutte contre le Sida (MAS) a tenue le Samedi 1er Mars 2008 à son siège, une rencontre de concertation avec ses principaux partenaires. Cette séance de travail a été présidée par la première responsable de la Maison, Christine KAFANDO, du coordonnateur le Dr Germain TRAORE et de plusieurs membres des différentes associations de la région des Hauts Bassins et des Cascades.

Mieux comprendre le fonctionnement des structures de ses partenaires. Tel était l’objectif de ce rendez-vous qui a connu la participation du SP/CNLS-IST, du CMLS Santé du PAMAC (Projet d’Appui au Monde Associatif et Communautaire) et des comités provinciaux de lutte contre le sida du Houet et du Kénédougou. Plusieurs interventions ont ponctué cette rencontre. C’est d’abord la présidente de la MAS qui a souhaité la bienvenue au nom de tous à la délégation venue de Ouagadougou. Celle-ci était composée des Docteurs Robert Kazal du CMLS Santé, Nabintou BENON du SP/CNLS représentant le Fonds Mondial et de Marcel Lougué, chargé des programmes du PAMAC. Elle a ensuite présenté l’ordre du jour qui comportait trois interventions :

1) Présentation du Fonds Mondial par le SP/CNLS en tant que bénéficiaire principal

2) Présentation du Fonds Mondial par le PAMAC en tant que bénéficiaire secondaire

3) Présentation de la CORAB

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Photo de famille des participants

Prenant la parole au nom du SP/CNLS, le Docteur Nabintou BENON a félicité la MAS pour cette initiative qui permettra aux associations de mieux connaître le fonctionnement du Fonds Mondial.

  

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Dr. Nabintou BENON présentant ici le Fond Mondial

Dans son intervention, nous retiendrons que le Fonds Mondial (FM) s’inscrit dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le Développement C’est un mécanisme de financement de la lutte contre VIH/SIDA, TB, Paludisme. Il a été lancé en 2001 sous formes de cycles ou rounds. Le Burkina a bénéficié des Round 2 VIH, Round 2 Paludisme, Round 4 Tuberculose, Round 6 VIH, et Round 7 Paludisme. La gestion du Fonds est assurée par le CCM (Country, Coordination Mécanisme) qui a son tour confie la mise en œuvre des requêtes à un ou Plusieurs Récipiendaire Principal (aux). Ce dernier est chargé de la gestion et de l’exécution du programme financé par le Fonds Mondial. La Coordination du Projet Fond Mondial (CPFM) travaille en collaboration avec des structures désignées comme Récipiendaires Secondaires :

- CMLS/Santé qui assure la prise en charge médicale par les ARV
- PAMAC : qui assure la prise encharge communautaire VIH/Tuberculose et paludisme
- DSF:Prévention de la Transmission Mère Enfant
- CMLS/MASSN : prise en charge spécifique OEV et groupes vulnérables
- Programme National Tuberculose : Prise encharge de la Tuberculose
- Programme National de Lutte contre le Paludisme : Prise encharge du paludisme

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Dr. Marcel LOUGUE a apporté plus d’éclaircissements sur la gestion du fond par le PAMAC

Quant au Dr Marcel LOUGUE, chargé des programmes au Programme d’appui au Monde Communautaire (PAMAC), il a fait une brève présentation de sa structure. Il dira que le PAMAC est un programme conjoint commun multi donateur mis en place par le PNUD à la demande du SP/CNLS en Mars 2003. Il est placé sous la tutelle institutionnelle du SP/CNLS qui est le président du comité de pilotage du programme. Il a pour rôle d’assurer la coordination, le renforcement des capacités techniques et la mobilisation de ressources en faveur des ONG/Associations investies dans la lutte contre le SIDA et la TB et le paludisme. Il a aussi éclairé la lanterne des différents mouvements associatifs sur les modalités d’accès aux ressources du Fonds Mondial à travers le PAMAC ainsi que les critères de sélection des structures de mise en œuvre.

La dernière communication de la rencontre a été celle de la Présidente régionale de la Coalition des Réseaux et Associations Burkinabé de lutte contre le Sida et la promotion de la santé (CORAB), Madame Madina TRAORE. Dans son intervention, madame Traoré a rappelé le contexte dans lequel est née la coalition. Selon elle, compte tenu du caractère pluridisciplinaire et des enjeux actuels de la lutte contre le VIH / SIDA, les réseaux et associations ont besoin d’améliorer leur collaboration pour faire face aux aspects techniques, éthiques, administratifs et politiques de la lutte contre la pandémie. C’est ce qui a prévalu à la naissance de cette jeune structure le 13 décembre à Ouahigouya.  La CORAB se compose de 13 bureaux régionaux de 3 membres chacun et d’un bureau Exécutif National composé comme suit :

- Présidente : Mme Martine SOMDA de REVS+
- 1er vice président : Mr Bagnomboé BATIONO du RAJS
- 2ème vice président : Mr Emmanuel Kaboré de SOS SIDA

Les principaux défis qu’elle entend relever sont :

- Assurer l’unité de représentativité ainsi que le leadership du monde communautaire dans les instances décisionnelles comme le CNLS.
- Assurer le plaidoyer pour une gratuité des ARV et des examens de suivi biologique, tout en prenant acte de la baisse du prix à 1500 F CFA par mois.
- Assurer le plaidoyer pour l’allégement des procédures et des mécanismes de financement comme l’utilisation du PAMAC en tant que bras financier de la CORAB.
- Œuvrer pour la mise en place d’un programme de renforcement des capacités des associations et promouvoir des projets fédérateurs.
- Renforcer le plaidoyer pour l’appui organisationnel aux structures communautaires.

Elle a ensuite rappelé les critères d’adhésion et la composition du dossier :

- Une demande manuscrite
- Une copie des statuts, du règlement intérieur et du récépissé de reconnaissance
- Une fiche d’engagement à respecter les statuts et règlement intérieur de la Coalition
- Le paiement des frais d’adhésion ( 5 000 F) et de la cotisation annuelle (2500 F)

Ces différentes communications ont été suivies de débats très enrichissants.

Ce cadre de concertation très apprécié par les différentes associations, a permis aux uns et aux autres de comprendre le fonctionnement des structures partenaires, particulièrement le Fonds Mondial.

Auteur : Yaya Dembo TAMBOURA

Équipe de rédaction : Bado BAZOMBIE, Robert KAMBOU, Malick CISSE, Yada D TAMBOURA

Voeux de la Présidente

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

Au seuil du nouvel an, la Présidente du Comité de Gestion de la MAS présente ses vœux les meilleurs à tous et à toutes. Que 2008 nous apporte Santé, Paix, bonheur et succès dans nos entreprises.

Auteur : Christine KAFANDO
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

Coup d’oeil sur le rapport ONUSIDA 2007

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

L’épidémie marque le pas

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, Onusida publie son rapport annuel sur l’ampleur de l’épidémie avec des chiffres en baisse résultant essentiellement d’une nouvelle méthode de calcul. Si le sida semble stagner, il n’en demeure pas moins l’une des causes principales de décès dans le monde.

Une meilleure collecte des informations

En 2006, Onusida estimait à 40 millions le nombre de personnes porteuses du VIH dans le monde. Pour l’année 2007, l’organisation revoit ses estimations à la baisse : 33,2 millions. Ce chiffre reflète les nouvelles méthodes d’estimation utilisées offrant des données plus précises qui ont d’ailleurs donné lieu à d’importantes révisions des estimations antérieures.

70% de la différence entre les estimations 2006 et 2007 proviennent de corrections effectuées dans six pays : l’Angola, l’Inde, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria et le Zimbabwe. En Inde, par exemple, grâce à de nouvelles méthodes de collecte d’informations, le nombre de personnes affectées par le virus initialement évalué à 5,7 millions a été revu fortement à la baisse : 2,5 millions. « Ces statistiques améliorées nous offrent une vision plus claire de l’épidémie en en révélant à la fois les défis et les opportunités », explique le directeur exécutif d’Onusida Peter Piot.

La prévalence mondiale se stabilise…

Malgré des chiffres difficiles à comparer, Onusida estime que le pourcentage de personnes infectées dans le monde se stabilise, en partie grâce à la prévention. « Indubitablement, nous commençons à avoir un retour sur investissement, estime Peter Piot. Les nouvelles infections et la mortalité déclinent et la prévalence du VIH se stabilise. Mais avec plus de 6800 nouvelles infections et plus de 5700 morts chaque jour, nous devons accroître nos efforts afin de réduire de manière significative l’impact du sida dans le monde.»

Mais le nombre de malades reste en hausse

Si le pourcentage de malades stagne, le nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde ne cesse de s’accroître : une conséquence de la survenue continuelle de nouvelles infections à VIH, associée à des temps de survie prolongés, dans une population générale en perpétuelle croissance.

Le sida demeure par ailleurs l’une des causes principales de décès dans le monde. En Afrique subsaharienne, où quelque 22,5 millions d’habitants sont touchés, il représente la première cause de décès. Malgré une nette diminution depuis 2001, Onusida estime à 1,7 million le nombre de nouvelles infections sur le continent. Huit pays de la région représentent désormais près du tiers de toutes les nouvelles infections à VIH et de tous les décès dus au sida dans le monde.

En Asie, l’évolution de la maladie est contrastée. Ainsi, une baisse des nouvelles infections au VIH a pu être constatée en Asie du Sud et du Sud-Est, notamment au Cambodge, en Birmanie et en Thaïlande. Mais ce n’est pas le cas de tous les pays. Au Vietnam, par exemple, le nombre de malades a plus que doublé entre 2000 et 2005. Et l’Indonésie connaît, cette année encore, le plus fort taux de croissance de l’épidémie.

En Europe, c’est en France et au Royaume Uni que l’épidémie demeure la plus importante : ces deux pays représentaient 54% des nouvelles infections en Europe durant l’année 2006. En France, 6300 cas ont ainsi été déclarés l’an dernier, contre 7000 en 2004 et 6700 en 2005. La majorité concerne des hommes (66%). Les rapports hétérosexuels représentent 42% des découvertes de séropositivité et concernent pour moitié des personnes d’Afrique sub-saharienne. Cinq millions de personnes vivant en France ont fait un test de dépistage l’an dernier. Malgré cela, le Conseil national du sida (CNS) estime que 18 000 à 61 000 personnes ignorent être porteuses du virus.

Sources: Rapport ONUSIDA 2007
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

RECITAL: Le regard

Article paru dans le journal de la MAS, édition du 4e trimestre 2007

Père, tu t’en es allé impuissant!

Mère, tu lui as aussitôt emboîté le pas

Tous, vous êtes partis à jamais,

Emportés par le mal du siècle: le SIDA

Du jour au lendemain, me voilà orphelin;

Orphelin de parents certes,

Mais surtout orphelin du monde,

Orphelin de l’humanité dis-je!

En effet, on me regarde,

Toi, tu me regardes; lui aussi il me regarde;

Tous vous me regardez;

Orphelin je le suis sans l’avoir souhaité

Abandonné, fui comme la peste,

Transpercé par des regards incandescents,

Je ne comprends plus; on me regarde

Pourquoi ma vie s’assombrit-elle?

Oui, elle est déjà très sombre

Frères et sœurs, femmes, hommes de ce monde

Pour moi: un peu de pain, beaucoup de soins et infiniment d’amour;

Car c’est cela aujourd’hui mon unique vœux;

Pour vivre un peu et mourir sous peu

Au lieu de me regarder

Non ne me regardez pas comme cela.

 

Auteur : KY Karim, Association Humanisme Action Espoir (HAES)
Équipe de rédaction : M. Bazombié BADO, M. Yaya Dembo TAMBOURA, M. Malick CISSE

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